Si loin, si près

Estampes paysagistes du XVIIe siècle

Jusqu’au 25 novembre 2012 au Cabinet des estampes

 

Les études d’après nature connaissent une première heure de gloire dans l’art allemand avec Albrecht Dürer. Intégrés à des portraits ou des œuvres à signification religieuse, les paysages de cet artiste foisonnent de détails empruntés à la nature. Mais il faudra attendre le début du XVIIe siècle pour voir le paysage s’émanciper des autres thèmes picturaux et devenir un genre à part.
Deux artistes italiens vont jouer un rôle déterminant dans cette évolution : Annibale Carracci (1560–1609) et le Dominiquin (1581–1641). Les artistes originaires du nord des Alpes, qui les découvriront durant leurs séjours à Rome, étudieront dès lors non seulement l’art antique, mais aussi l’art paysagiste.
C’est en effet en Italie que sont nées des traditions aussi variées que le védutisme d’un Herman van Swanevelt (vers 1600–1655) ou les paysages idéalisés baignés de lumière d’un Claude Lorrain (vers 1600–1682), artiste qui excellait également à donner des estampes très innovantes. Notons qu’à la même époque, les estampes paysagistes s’affirmaient aux Pays-Bas, notamment avec Rembrandt (1606–1669).

 
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